EUdebate2009

Une manifestation des Fédéralistes européens à Strasbourg a été interdite !

Communiqué de l'UEF France

Paris, le 9 juillet 2009 - Durant la première session parlementaire de la nouvelle législature (2009-2014), le 15 juillet, l'Union européenne des fédéralistes (UEF Europe) avait l'intention d'organiser une manifestation publique à Strasbourg en même temps que la reconstitution de l'Intergroupe fédéraliste, né à l'initiative d'Altiero Spinelli après la première élection européenne.

Les Fédéralistes voulaient rappeler aux parlementaires européens, par une manifestation démocratique et citoyenne, qu'ils sont responsables devant les citoyens et non devant le Conseil européen, parce que leur légitimité découle du vote du Peuple européen et non pas des gouvernements ni des partis nationaux. Les fédéralistes voulaient aussi leur rappeler que s'ils ne défendent pas maintenant l'autonomie du Parlement, à l'occasion des décisions concernant les postes institutionnels de l'Union, ils n'auront plus la force de faire valoir l'intérêt européen dans les grandes questions qui se poseront dans les prochains mois : les ressources à accorder au budget de l'Union compte tenu de la crise économique internationale qui est en train de menacer le niveau de l'emploi et le bien-être de la société européenne.

Une décision bureaucratique et à courte vue a interdit aux Fédéralistes de transmettre leur message aux représentants élus du Peuple européen !

Le droit de manifester devant le Parlement qui représente, grâce à l'unité atteinte entre les peuples européens, la garantie de leur liberté et de leur démocratie, a ainsi été lésé.

Mais cette grave décision n'empêchera pas les Fédéralistes d'élever la voix à chaque fois que seront en jeu la possibilité d'aller de l'avant vers une véritable démocratie européenne, vers un gouvernement européen démocratique responsable devant le Parlement, vers une Constitution fédérale européenne qui garantisse pour toujours l'unité politique des peuples européens.

Les fédéralistes se tournent donc vers les parlementaires européens, quelque soit le groupe démocratique auquel ils appartiennent, pour leur rappeler que, dans cette bataille, ils auront à leurs côtés les citoyens européens.

Contact presse UEF - France : Sandra FERNANDES Sandrafernandes1(at)yahoo.fr

A propos de L'UEF-France
L'UEF-France est une association fondée en 1947, dont les adhérents militent pour la construction européenne et pour l'émergence d'une Europe politique fédérale. Totalement indépendante des partis politiques, l'UEF-France appartient à l'Union des fédéralistes européens.
L'UEF Europe est membre du Mouvement fédéraliste mondial (WFM) et du Mouvement Européen International.
L'UEF-France a un contrat de partenariat avec les JEFrance section française de la JEF.

Lettre ouverte des fédéralistes à M. Daniel COHN-BENDIT

De Jean-Luc PREVEL, Directeur de la publication, et Jean-Francis BILLION, Rédacteur en chef de Fedechoses

Lyon, le 17 juin 2009

Cher Monsieur,

Tout le monde sait que le nouveau Parlement européen devra faire face à des défis importants : la crise économique, l'environnement et les crises énergétiques, les problèmes de la sécurité internationale. Tous ces éléments exigent un "gouvernement européen" légitime et efficace.

La légitimité signifie que l'exécutif -la Commission européenne- doit être politiquement responsable devant le Parlement, ce qui est normal dans une démocratie.

L'efficacité signifie que la Commission européenne doit disposer de ressources suffisantes pour faire les politiques dont les Européens ont besoin, ce qui signifie que le budget de l'Union européenne devrait être considérablement augmenté et que les critères pour le paiement des dépenses n'aient plus à subir les contraintes nationales, mais devraient être fondés sur l' "intérêt européen".

Ces changements de perspective radicaux se produiront difficilement si le nouveau Parlement n’affirme pas son autorité tant sur la question de la nomination de la Commission européenne (et de son Président, en premier lieu) que sur celle du budget de l'Union.

En particulier, la première étape est cruciale. Si le Parlement accepte de laisser au Conseil européen le choix du Président de la Commission, alors il n'aura pas la force politique de contrôler l'action de l'exécutif ni même de mener une bataille sur le budget. Nous souhaitons vous informer que les fédéralistes ont lancé un Appel aux nouveaux membres du Parlement européen en demandant qu’ils décident eux mêmes du choix du président du Parlement et de la Commission européenne.

En tant que Directeur de la publication et de Rédacteur en chef de la revue FEDECHOSES – Pour le fédéralisme, autonome de toute organisation fédéraliste, nous nous félicitons et tenons à vous remercier de ce que vous faites pour faire respecter les pouvoirs du Parlement européen dans le choix du Président de la Commission.

Votre combat et celui des mouvements fédéralistes sont complémentaires : la construction de la démocratie européenne et d’un gouvernement démocratique pour une Union fédérale.

Si cet Appel arrive à tous les parlementaires européens la lutte fédéraliste sera plus forte. C’est pourquoi, nous souhaiterions que vous acceptiez de relayer cette action auprès de vos collègues, et en particulier auprès des membres du nouveau groupe Verts – ALE.

Dans l’espoir de prochaines rencontres nous vous adressons nos salutations respectueuses.

Cette lettre est une initiative de Fédéchoses, Revue trimestrielle de débat et de culture fédéraliste

Anfrew Duff salut les garanties irlandaises pour le Traité de Lisbonne

Après l'accord des chefs d'Etat et de gouvernement sur les dispositions juridiques à l'égard de l'Irlande adoptées aujourd'hui lors du Conseil européen, Andrew DUFF Président de l'UEF a déclaré :

Le gouvernement irlandais a très bien taillé sur mesures les interprétations du traité de Lisbonne spécifiques à son cas, sans affecter l'interprétation dans d'autres Etats. L'essence du contrat original du traité est intacte. L'Irlande dispose maintenant de ce dont elle a besoin pour clarifier la signification du traité de sorte que le deuxième référendum ne soit pas marqué par la même désinformation et la même confusion que lors de la première campagne du référendum.

Ajouté à la décision de ne pas réduire la taille de la Commission européenne (tant que le traité de Lisbonne n'entre pas en vigueur), les partis en faveur du traité ont gagné suffisamment pour mener une campagne pleine d'assurance, unie et réussie afin de rallier les cœurs et les esprits irlandais en faveur d'une Union européenne plus forte et plus démocratique.

Etat d'urgence pour l'Europe!

Par l'UEF.be

Quelle que soit votre appartenance politique ou philosophique, face à la crise économique et financière qui menace la cohésion sociale et la prospérité des européens, serrons les coudes.

Battons nous pour une Europe fédérale et simplifiée, allant à l’essentiel, c’est-à-dire capable de :

  • garantir un gouvernement économique démocratique efficace, en premier lieu au niveau des pays partageant l’Euro en commun ;
  • relever les défis internationaux majeurs et de peser d’un poids déterminant dans la négociation d’un nouvel ordre économique et monétaire mondial ;
  • respecter la pluralité culturelle et linguistique de ses composantes, s’inspirant notamment des modèles fédéraux suisse et canadien.

L’heure a sonné pour une Europe plus simple, cohérente, efficace et démocratique.

Rejoignez l’UEF-Belgique !

Interpellez vos représentants politiques à l’occasion des élections européennes !

Diffusez par internet cet appel à vos amis et connaissances !

www.uef.be

www.federalists.eu

A propos des élections européennes

Article de Michele Ciavarini Azzi, President de l'UEF.be

Depuis plusieurs semaines, deux petits bus électoraux se baladent à travers le quartier européen à Bruxelles, montrant une grande pancarte : « Having Democracy for breakfast? Do not swallow the Lisbon Traty whole », signé Libertas, l’alliance des anti-européens en Europe.

A un mois environ des élections européennes en Belgique, la campagne électorale semble avoir du mal à rentrer dans le vif des enjeux européens et à présenter des alternatives claires par rapport aux grands défis du présent et de l’avenir. Défis, auxquels l’Europe devra, de toute façon, faire face, à commencer par la reprise économique et le renouveau de confiance dans le système financier international. Ainsi, les mouvements anti-européens parviennent à se coaliser et à communiquer facilement un message clair et simple, qui, d’ailleurs, ne les engagent à rien.

European Parliament plenary

En effet, en Belgique, où le vote est obligatoire, la campagne pour les élections européennes est presque inexistante, surclassée par la campagne pour les élections régionales qui se tiendront le même jour. Les affiches et les débats politiques, que ce soit à la radio ou sur les principales chaînes de télévision, tournent autour des compétences et des enjeux régionaux ou même nationaux. Rien n’est dit, ou presque, sur les positions des principaux partis politiques concernant les choix à faire en Europe. Mêmes les grandes pointures se limitent à affirmer que l’Europe c’est important, en répétant des slogans sans beaucoup de conviction ni de motivation. A vrai dire, la situation n’est pas très différente dans les autres pays européens. Comment l’expliquer ?

Le manque d’un lien direct et clair, en Europe, entre un choix individuel – c’est-à-dire le vote – et la formation d’un gouvernement ou d’un pouvoir exécutif (dans ce cas, supranational), qui pourrait être représenté par la présentation d’un candidat ou d’une candidate à la présidence de cet exécutif, ainsi que d’un véritable programme, peut confondre les électeurs. Ceux-ci ont l’impression que leur vote ne déterminera ni de vrais choix ni de vrais changements, et qu’ainsi la possibilité d’influencer les décisions de l’Union européenne est très faible.

Il est vrai que le Parlement européen ne travaille pas de la même façon qu’un parlement national élu sur la base d’un système majoritaire, où il existe une majorité et une opposition, le principal objectif politique étant, pour toute décision législative, la recherche d’un large consensus transversal parmi les deux ou trois principaux groupes politiques européens. Mais il faut aussi ajouter que les positions des grandes familles politiques sur plusieurs thèmes, notamment les droits civiques, l’environnement, l’énergie, la défense, la politique étrangère, sont assez nuancées, voire divergentes. Dès lors, il est essentiel de savoir pour qui on vote et pour ce qu’on vote. Il serait utile de rappeler que le Parlement européen, en codécision avec le Conseil, produit environ 80% de l’ensemble de la législation qui est en application dans les 27 Etats membres de l’Union européenne ! Raison de plus pour sélectionner et choisir de façon judicieuse nos législateurs pour les cinq années à venir.

Les citoyens sont beaucoup plus conscients que les dirigeants politiques du rôle joué par l’Europe. Comme le rappelle la jeune C.D. dans l’almanach du Mouvement européen : « L’Europe représente aussi de nombreuses familles, allant des personnes âgées aux nouveaux-nés. L’Europe se sont des amitiés internationales, des voyages (à l’intérieur de l’Union) sans contrôle. L’Europe, c’est un sentiment de confiance... L’Union européenne nous influence tous, parfois sans que nous nous en rendions compte ».

Il faudrait, alors, faire évoluer davantage l’idée de citoyenneté européenne et prendre le temps de mieux expliquer aux citoyens les importantes nouveautés introduites par le Traité de Lisbonne, dont le processus de ratification n’est pas encore terminé, ainsi que ses implications sur l’avenir de l’intégration européenne. Est-ce trop demander ?

5 friends 4 Europe

L'avenir de l'Europe vu par Jean Luc Dehaene

Article de Catherine Vieilledent-Monfort

Jean Luc Dehaene, ancien vice président de la Commission, ancien Premier ministre, a rencontré le 16 avril 2009 quelque 120 fonctionnaires communautaires dans le cadre d’un cycle de conférences co-organisées par le Groupe Europe de l’Union des fédéralistes européens et le syndicat R&D.

R&D debat Groupe europe 2

Jean Luc Dehaene estime que, depuis l’élargissement, la paix et la stabilité sont chose faite. Les crises (climat, énergie, finances, alimentation), par contre, imposent d’organiser la gouvernance mondiale. L’Europe peut jouer un rôle, comme elle l’a montré en matière climatique, et peut-être, si elle avance plus vite, dans la résolution de la crise financière.

Il faut aujourd’hui une nouvelle Europe, une Europe politique, pour relayer le marché intérieur. Elle passe par l’extension de la méthode communautaire. Le traité de Lisbonne met sur un pied d’égalité le Parlement et le Conseil des ministres comme deux chambres législatives. Il est le socle commun à 27. La voie du progrès après cela, sera par les coopérations renforcées. La non ratification ne pourrait qu’aggraver l’angoisse face à la mondialisation alors que le message fondamental est que l’Europe fait partie de la solution.

La Commission a connu un certain abaissement par rapport à la présidence qui définit presque le programme de travail. La règle tacite depuis Maastricht qui veut qu’à sa tête soit un ancien du Conseil des ministres n’est pas une bonne chose et le Conseil européen ne comprend plus le rôle de la Commission. L’autre problème est la taille de la Commission. A 31, le Collège risque de devenir un vaste Coreper, il ne fonctionne pas. Le président pourrait au moins hiérarchiser les portefeuilles.

Le programme de Jean Luc Dehaene pour l'Europe

Jean Luc Dehaene a répondu aux questions du public, en particulier sur les points suivants :

  • La « politique de voisinage » est essentielle, notamment avec la rive Sud de la Méditerranée. Si le processus avec la Turquie réussit, il faudra préalablement un nouveau traité.
  • Le budget européen a besoin de ressources propres, parce que c’est aussi un gage que le Parlement européen, qui vote actuellement les dépenses, devienne pleinement responsable.
  • A propos de la gouvernance économique, il estime que les 5 milliards dégagés par la Commission sont un montant trop faible. J. Delors, avec le soutien du Conseil européen, voulait une capacité d’emprunt contra-cyclique dont les Ministres des finances ne veulent pas. Il faut renforcer la BCE car le taux d’intérêt n’est pas un instrument de politique économique.
  • A propos de l’Europe sociale et de la fiscalité, les ressources humaines ne peuvent être considérées comme des moyens de production à qui il suffit d’assurer un salaire de survie (dit « ricardien ») mais il est vrai que les deux matières sont soumises à la règle de l’unanimité.
  • Les mutations d’une société ne résultent pas de décisions politiques mais des ruptures techniques. Les régulations mondiales s’imposent, sinon les divergences d’intérêts (par exemple, entre les USA et la Chine) pourraient dégénérer en conflits.

A propos de son profil en tant que possible présidentiable à la tête de l’une ou l’autre institution, Jean Luc Dehaene réplique qu’il a pour principe de ne pas répondre à des questions hypothétiques. Il s’afflige aussi de la faible participation aux élections européennes, mais l’Europe, comme le Parlement européen, a une faible visibilité.

Le souffle fédéraliste

Article écrit par Michele Ciavarini Azzi, Président de l'UEF.be

La crise économique et sociale, conséquence de la crise financière, est globale et durable. Toutes les institutions économiques internationales, les instituts de recherche ou les organisations spécialisées s’accordent à dire que la situation actuelle est complexe et qu’une éventuelle sortie de la crise (par le haut ou par le bas ?) n’est envisageable qu’après mi-fin 2010. Et de toute manière, d’ici dix ans, notre façon de vivre, de produire et de consommer ne sera plus la même.

En Europe les tensions s’aggravent et menacent la zone Euro, le marché intérieur, et la solidarité entre Etats tout comme celle entre citoyens. Les Etats membres de l’Union européenne se renferment sur eux-mêmes, et des rencontres au sommet sont convoquées pour rassurer les médias et l’opinion publique que le spectre du protectionnisme ne l’emportera pas.

Entre-temps, les plans de relance ont du mal à se mettre en place et ne sont pas à la hauteur des défis. La coordination européenne, tant souhaitée, piétine.

Ainsi, la perspective d’une Europe politique plus solidaire et plus proche des citoyens s’éloigne, juste au moment ou le besoin se ressent le plus. Le projet européen est aussi en crise.

Un texte fondateur enfin accessible aux 27 Etats membres
Dans ce climat morose, le Parlement européen a rendu hommage, jeudi 5 mars, à l’action d’un visionnaire européen, l’ancien commissaire et député européen Altiero Spinelli. La célébration a eu lieu dans la même salle où le lendemain Hillary Clinton, secrétaire d’Etat de la nouvelle administration américaine de Barack Obama, allait dialoguer avec des jeunes sur le partenariat Union européenne - Etats Unis.

Altiero Spinelli

C’est à l’initiative de la Région du Latium et dans le cadre des célébrations du centenaire de la naissance de Spinelli, que le Manifeste de Ventotene, texte-culte du lancement de l’intégration européenne et acte fondateur du mouvement fédéraliste européen en Europe, a été traduit dans les 23 langues de l’Union, et à cette occasion a été distribué aux représentants des 27 Pays membres. Enfin, les amis bulgares ou estoniens vont pouvoir découvrir les racines et les origines du projet de vie en commun en Europe. Mais il s’agit d’une bonne lecture pour tous les européens, excellente initiative !

L'héritage d'Altiero Spinelli, une vision pour l'Europe
S’en est suivi la vision d’un documentaire reprenant le célèbre discours de 1984, lorsque le Parlement approuvait à une grande majorité le Traité pour une Union européenne, traité fortement voulu par Spinelli. Nous connaissons la suite de l’histoire. Du gros poisson, le pêcheur n’a pu ramener au port que les arêtes. Le regard vif, la voix vibrante et le courage contagieux de ce grand européen expliquant avec réalisme les raisons d’une Constitution européenne nous ramènent aux difficultés d’aujourd’hui. La comparaison avec les actuels dirigeants européens est improbable, presque gênante : quel contraste ! Quelle misère ! Quel manque de courage politique !

La remarquable actualité des propos de Spinelli, d’ailleurs, n’est pas sans rappeler l’appel vigoureux de Fernand Herman pour un Gouvernement européen, ou celui de Bronislav Geremek pour le renforcement des institutions communes et de l’Europe communautaire. Un langage différent celui-ci, certes, mais une vision sans doute commune. Le souffle fédéraliste ne semble pas être disparu complètement.

Un fil d’espoir pour l’avenir est encore là, parmi les nombreux jeunes présents dans la salle. Peu importe, alors, si la traduction du Manifeste en letton était, en réalité, en lituanien, et vice-versa !

Contre la dernière dictature en Europe, Belarus Action le 18 mars prochain

Le 18 mars 2009, pour la 4e année consécutive, les Jeunes Européens Fédéralites vont coordonner l’action paneuropéenne Belarus Action. Cette année, l’action se concentre sur la nécessité d’une politique étrangère commune ainsi que sur l’importance d’une Union Européenne unie et influente sur la scène mondiale. L’an passé, 80 villes ont participé à l’action. La Belarus Action est la première des trois grandes actions de rue organisées par les Jeunes Européens Fédéralistes dans le cadre de la campagne pour les élections européennes It’s time for change it’s time for Europe !

Free Belarus action Graz Source JEF Europe

It’s TIME… for a FREE BELARUS ! La situation de la liberté de la presse et liberté d’association au Bélarus est précoccupante, tout autant que le respect des Droits de l’Homme, particulièrement envers l’opposition. Faut-il rappeler aux chefs d’états européens que l’Europe n’est pas un continent sans dictature? L’Europe demeure incapable de parler d’une seule et même voix à l’échelle mondiale. Il est grand temps de porter le coup de grâce au nationalisme et de chanter tous ensemble sur le même hymne!

Qui ? JEF-Europe (Jeunes Européens Fédéralistes) et leurs partenaires

Quoi ? Une action de rue visant à bâillonner des statues avec une pancarte disant « It’s time for change… IT’ time for a FREE BELARUS ! »

Où ? Simultanément dans de dizaines de villes à travers toute l’Europe et au-delà!

Quand ? Le 18 mars 2009 – jour anniversaire de l’élection controversée de Lukashenko à la Présidence du Bélarus.

Pourquoi ? Le Bélarus, ou la dernière dictature d’Europe, aux portes de l’Europe est un exemple de ce sur quoi l’Europe devrait se concentrer et agir ! Il est important de rappeler qu’il n’existe aucune politique étrangère commune quant à la situation au Bélarus ainsi que pour bien d’autres problèmes.

Comment ? en diffusant sur notre site internet (www.jef.eu) quelques heures après l’action l’intégralité des photos prises à travers l’Europe des monuments nationaux baîllonnés.

JEF Manifeste pour les élections européennes de 2009

Nous, Jeunes Européens, croyons aux valeurs de paix, de liberté et de solidarité.

Nous reconnaissons le succès de l’intégration européenne qui a assuré la démocratie et la prosperité en Europe par l’unification du continent.

L’Union européenne est notre présent et une Europe fédérale notre futur, mais l’évolution rapide de la mondialisation présente de nouveaux défis. Nous assistons à des crises internationales en matière d’économie, de finances, de sécurité, de climat et d’alimentation. Nous pourrons faire face à ces crises avec succès uniquement si l’Union européenne est capable de parler et d’agir d’une seule voix, comme une véritable union.

JEF EP Campaign Logo

Il est temps d’agir.

Nous attendons des décisions innovantes et courageuses. Nous voulons des bénéfices concrets de l’Union européenne dans notre vie quotidienne. C’est pourquoi, nous demandons :

  • Une Politique économique européenne pour assurer la croissance, l’emploi et le développement durable, notamment au bénéfice des jeunes populations;
  • Une Agence européenne de l’énergie et de l’environnement pour assurer un leadership mondial dans la bataille contre le changement climatique et gérer une réserve énergétique européenne pour garantir à l’UE une indépendance stratégique;
  • Une Clause de solidarité pour assurer aux Etats membres une protection contre le terrorisme et les catastrophes naturelles;
  • Des casques bleus européens permettant à l’Union européenne de contribuer au maintien de la paix, dans le cadre d’une réelle politique européenne de défense et de sécurité;
  • Un droit d’initiative citoyenne pour écouter la voix des citoyens européens;
  • Un service civique européen pour promouvoir la citoyenneté européenne auprès des jeunes;
  • La reconnaissance officielle des symboles européens par toutes les institutions européennes.

Nous demandons aux candidats pour les prochaines élections européennes de juin 2009 de soutenir ces propositions. De plus, nous demandons au Parlement européen d’exercer son droit d’initier un processus de changement des traités – comme indiqué dans le Traité de Lisbonne – pour créer le cadre législatif et constitutionnel nécessaire à ces réformes et donner aux citoyens européens un vrai gouvernement fédéral.

Nous invitons les citoyens européens et la société civile de soutenir le manifeste.

C’EST L’HEURE DU CHANGEMENT, C’EST L’HEURE DE L’EUROPE!

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